Dans un rapport analysant la santé économique générale de l’Europe, le coût des affaires, l’environnement des entreprises et la qualité de la main-d’œuvre, les analystes ont recherché des populations très instruites, des économies fortes, des environnements commerciaux sains et des coûts relativement faibles pour la conduite des affaires. Selon Nimblefins, la Suisse a fini par se classer troisième sur 31 nations européennes. (L’Allemagne et le Royaume-Uni sont respectivement arrivés en première et deuxième position).

Le développement massif des start-ups en Suisse

Selon les estimations officielles, le nombre de nouvelles start-ups suisses a grimpé en flèche de 700 % depuis 1996. Zurich tend à se tailler la part du lion, car l’engouement de la ville pour les startups a fait bondir le développement, bien que Genève et Lausanne soient également des points chauds.

En plus des start-ups traditionnelles de génie logiciel, la plus grande ville de Suisse s’enorgueillit d’une culture de la start-up qui met l’accent sur les sciences de la vie, l’ingénierie mécanique et la robotique.

Mais c’est aussi l’un des endroits les plus chers pour lancer une entreprise, en raison du coût de la vie élevé, des attentes salariales et d’un marché du travail relativement restreint. Les jeunes pousses indigènes auront besoin de 25 000 francs suisses pour ouvrir une SARL et de 50 000 autres pour se constituer en société. Bien qu’elles puissent retirer ces fonds de l’entreprise le lendemain, les fondatrices locales doivent néanmoins s’assurer un soutien décent pour pouvoir commencer à travailler.

Cela signifie que la Suisse a acquis une réputation de lieu de démarrage et de délocalisation, ce qui est tout à fait différent. C’est l’une des raisons pour lesquelles la région abrite de nombreuses entreprises tech nées ailleurs et qui ont besoin de la proximité d’un grand écosystème bancaire, ainsi que la foule des chaînes de magasins.

Il y a dix ans, les startups étaient inhabituelles. Aujourd’hui, les concours de lancement, les incubateurs, les accélérateurs, les sociétés de capital-risque et les business angels prolifèrent.

Un soutien national

La Commission fédérale pour la technologie et l’innovation (CTI) du pays soutient les programmes CTI-Startup et CTI-Invest, en fournissant aux jeunes pousses des investissements et un soutien. Venture Kick a été lancé en 2007 avec l’objectif de doubler le nombre de spin-offs issues des universités suisses et s’appuie sur un jury composé de plus de 150 experts de premier plan en matière de startups en Suisse. Il octroie jusqu’à 130 000 CHF par entreprise. Des plateformes de collecte de fonds ont permis de renforcer le soutien de la communauté lors des premiers cycles de financement.

Les entreprises suisses, comme presque toutes les entreprises européennes, ont tendance à lever moins de fonds lors des premiers tours de financement que les entreprises américaines. Un investissement de 1 à 2 millions de francs suisses dans la série A ou de 5 millions de francs suisses dans la série B est courant. Cela signifie des sorties plus petites, et donc moins de développement pour l’écosystème.