La proposition d’abandonner un accord sur le travail avec l’Union européenne est la dernière tentative des partis de droite pour limiter l’immigration en Suisse.

L’initiative a été lancée en réponse au refus du Parlement d’appliquer les quotas d’immigration approuvés par les électeurs en 2014. Ce vote est considéré comme crucial pour les futures relations entre la Suisse, pays non membre de l’UE, et le bloc des 27 nations.

Quels sont les enjeux ?

L’initiative vise à ce que le gouvernement suisse suspende un accord bilatéral existant avec l’UE sur la libre circulation des personnes et prenne le contrôle total de la politique d’immigration du pays.

L’accord avec l’UE doit être renégocié avec Bruxelles dans les douze prochains mois. Sinon, il doit être purement et simplement abandonné, selon les promoteurs de l’initiative. Dans le cadre de l’accord de libre circulation actuel, les deux parties s’accordent mutuellement le libre accès à leur marché du travail et le droit de choisir leur lieu de résidence.

Si la Suisse accepte de restreindre l’immigration en provenance des États membres de l’UE, elle rendra également caducs d’autres accords sur le commerce, les transports et la recherche, car ils font partie d’un ensemble de sept accords bilatéraux en vigueur depuis 2002.

L’UE est le principal partenaire commercial de la Suisse, avec une part d’environ 60 %, devant les États-Unis (12 %) et la Chine (6 %), selon des données officielles datant de 2018. 

Quels sont les principaux arguments pour et contre ?

Selon les promoteurs de l’initiative, le régime d’immigration actuel exerce une pression sur les emplois et les salaires en Suisse. Ils affirment qu’il entraîne une augmentation des loyers pour les logements et une surcharge des transports publics et des écoles.

Ils affirment également que les étrangers sont responsables de nombreux cas de criminalité en Suisse et d’abus du système d’aide sociale du pays.

Selon les partisans de cette proposition, les inquiétudes concernant l’impact négatif des restrictions à l’immigration sur l’économie suisse ne sont pas fondées, car il est dans l’intérêt de l’UE de céder aux exigences suisses. 

Selon les partisans, la Suisse devrait être libre de définir sa politique d’immigration en tant que pays indépendant.