L’économie suisse a résisté à la pandémie de coronavirus et devrait pouvoir revenir à son niveau d’avant la crise à la fin de l’année prochaine, a déclaré lundi un organisme gouvernemental.

Selon le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), après l’assouplissement des restrictions de la Covid-19 en avril, « l’économie suisse a commencé à se redresser rapidement, la demande de consommation et d’investissement ayant dépassé les attentes au deuxième trimestre ».

« Dans l’ensemble, le premier semestre 2020 est moins négatif que prévu dans les prévisions de juin », a ajouté l’agence.

Une chute du PIB moins important que prévue

Le PIB suisse chutera de 3,8 % en 2020, la plus forte baisse que le pays ait connue depuis 1975, a déclaré le SECO.

Toutefois, ce chiffre est bien inférieur à la prévision faite en juin, qui prévoyait une baisse de 6,2 %.

Le SECO s’attend également à un taux de chômage annuel moyen de 3,2 %, contre une prévision de 3,8 % en juin.

Ce regain d’optimisme repose sur une solide reprise depuis la fin du mois d’avril, lorsque les mesures d’endiguement ont pris fin.

Selon le SECO, le premier semestre 2020 a été marqué par un fort retour de la consommation et des investissements, avec un recours limité au chômage partiel.

Certains secteurs économiques encore en difficultés

Cependant, tous les secteurs économiques ne sont pas encore sortis du bois : une partie de l’industrie manufacturière, ainsi que le secteur du tourisme international et de l’hôtellerie « ont connu une reprise plus faible ».

Mais malgré la lenteur de la reprise, une étude récente montre que l’économie du pays reste la plus forte du monde.

Une autre étude a également révélé que la capacité de la Suisse à rebondir après la pandémie est parmi les meilleures au monde.

Cela est dû à la combinaison d’une « gouvernance de classe mondiale avec des niveaux élevés de capital social et une forte résilience sociale ». Les Suisses ont également des systèmes financiers solides, des niveaux d’endettement gérables et une bonne résilience de leur système de santé ».