HSBC Suisse flottait dans le rouge pour 2018. Elle a subi une perte (avant impôts) de pas moins de 77 millions de dollars, contre 184 millions pour l’exercice de 2017.

Point positif, sa principale activité (la gestion de fortune) a relevé le niveau, mais sans vraiment sortir de la zone de déficit, ce qui a été indiqué dans le dernier rapport publié par le géant bancaire. A noter que la partie Global Private Banking a terminé son exercice sur le territoire Suisse sur une perte (avant impôts) de 100 millions de dollars, perte qui été divisée sensiblement par deux sur une période d’un an.

En ce qui concerne les autres divisions, ces dernières n’ont généré que des pertes réduites (-1 million pour Retail Banking and Wealth Management et Commercial Banking), ou a contrario, de faibles bénéfices (5 millions pour Commercial Banking). Seul exception à règle, la division administrative Corporate Centre a multiplié par 10 son résultat, le plafonnant à 20 millions de dollars.

De plus, sur la fin d’année 2018, le géant bancaire justifiait la valeur financière de sa clientèle Suisse à hauteur de 6,32 milliards de dollars, chiffret en recul de 22,7% par rapport avec l’exercice précédent.

En ce qui concerne les litiges, la division Suisse de HSBC Private Bank est sous enquête cumulée aux Etats-Unis, en Belgique, en Argentine, en Inde et en Espagne. Les motifs sont plutôt habituels : fraudes ou évasion fiscales présumées.

Pour rentrer plus en détail, ces procédures d’enquête sont en lien avec les informations dérobées par Hervé Falciani. Pourtant condamné il y a 4 ans par le Tribunal fédéral pour espionnage économique, l’ancien informaticien est toujours en fuite à l’étranger. A noter que qu’il a accepté de collaborer avec les autorités fiscales de plusieurs pays évoqués plus haut, notamment la France, l’Espagne et la Belgique.

De plus, le groupe est d’ailleurs toujour sous investigation en Suisse, dans l’UE, au Brésil et en Afrique du Sud pour certaines de ses activités de négoce, et aussi vis-àvis de ses actions entreprises au sein du marché des changes. De son côté, HSBC garanti sa pleine collaboration avec les autorités dans ces procédures.

Après des années tremblantes suite à l’affaire Falciani, le groupe bancaire a mis à jour sa stratégie en ce qui concerne l’activité de gestion de fortune, en choisissant de se prioriser sur une vingtaine de pays et sur sa clientèle fortunée (5 millions à investir) et ultra-fortunée (50 millions).