Malgré certaines affirmations contraires, la libre circulation des personnes a eu un impact positif sur l’économie suisse, conclut une nouvelle étude.

Une étude d’Avenir Suisse, un groupe de réflexion sur les questions économiques et sociales, a été publiée, en prévision du vote prochain sur la limitation de l’immigration en provenance de l’Union européenne.

Plus de 87 % des immigrants venus en Suisse dans le cadre de l’accord sur la libre circulation des personnes (AFMP), le traité bilatéral qui permet aux ressortissants de l’UE et de l’AELE de travailler en Suisse, participent au marché du travail, indique l’étude.

Une opposition politique à l’immigration

Mais l’Union démocratique du centre (UDC), parti de droite, a lancé un référendum critiqué, qui sera voté le 27 septembre, visant à limiter le nombre d’immigrants venant de l’UE en Suisse.

L’un des arguments que le parti a utilisé pour recueillir des soutiens à sa cause est que les travailleurs étrangers enlèvent des emplois aux Suisses et ont un effet néfaste sur l’économie et la vie du pays en général.

Mais l’étude a révélé que la position de l’UDC est « truffée d’arguments contradictoires ». « Ce pays tire un bénéfice substantiel de la libre circulation des personnes », conclut l’étude.

Une argumentation redondante

Pour étayer ce point, Avenir Suisse a examiné les raisons les plus fréquemment citées par l’UDC pour restreindre l’immigration et les a soumises à un « contrôle des faits économiques ».

C’est ce que le groupe de réflexion a constaté :

  • La libre circulation des personnes n’a pas entraîné une immigration massive ;
  • La libre circulation des personnes n’a pas contribué au dumping salarial et au déplacement des travailleurs locaux ;
  • La libre circulation des personnes ne met pas à rude épreuve le système d’assurance sociale ;
  • La libre circulation des personnes ne réduit pas le niveau de qualification de la main-d’œuvre ;
  • La libre circulation des personnes n’a pas entraîné une augmentation des coûts de logement ;
  • Le taux de criminalité n’a pas augmenté depuis l’entrée en vigueur de la libre circulation des personnes ;
  • L’AFMP a contribué à la prospérité de la Suisse ;
  • Les citoyens des États membres de l’UE ont joué un rôle majeur dans l’endiguement de l’épidémie de Covid-19.