Le ralentissement soudain de la croissance Suisse laisse présager une économie tendant vers son terme.

Selon les récentes prévisions de la Confédération Suisse qui avait annoncé une croissance de 2 % pour cet automne, les nouvelles estimations tablent pour un 1,5 % de croissance pour cette année. Face à cette baisse, un premier constat : un essoufflement de l’économie Helvétique.

Face à cette baisse, s’ajoute un climat commercial tendu sur le plan international : Brexit, fin du règne Merkel, mésententes vis-à-vis du déficit Italien. Cette tension pourrait être résolue mais malheureusement, les différents outils pouvant pallier à ces problématiques ont largement été utilisés. On peut notamment évoquer les politiques monétaires centrales se déclinant par des taux bancaires négatifs, ou par d’autres procédés tel que l’injection de liquidité en circulation.

Avec ces principales difficultés dans le viseur, on ne peut que s’attendre à des devises sous pression qui solidifieront le franc Suisse et qui auront pour premier impact de mettre à l’épreuve les différents secteurs présents à l’export. Cette densification des marges limitera la demande du pays étant donné qu’elle impactera directement les entreprises Suisse, que ce soit sur leur manque de souplesse sur les embauches ou sur les salaires. Résultat : une stagnation des salaires qui apparaît après une décennie d’augmentation.

Certains économistes rejoignent notamment le débat, dont notamment Cédric Tille, qui montre du doigt un manque de force et de puissance de la productivité Suisse. Pour lui, cet indicateur révèle une stagnation de l’économie, ce qui lui permet d’établir un parallèle entre le milieu des entreprises et l’économie. Cette dernière ne peut entrer en croissance que de 3 façons, en augmentant les embauches, en faisant appel à davantage de capital, ou en mettant plus efficacement à profit les travailleurs et le capital.

Après réflexion, c’est cette dernière méthode qui apparaît comme une origine de croissance viable car elle est en lien direct avec la croissance du pouvoir d’achat des ménages et ainsi de son niveau de vie. Une économie qui produit davantage pour un certain temps de travail ne pourrait qu’inciter à consommer plus ou diminuer le temps de travail. Mais malheureusement, cette productivité stagne depuis plus de 10 ans et impacte le PIB par habitant. Ce qui en soi annonce un début d’averse d’austérité.